Dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, un incendie meurtrier s’est déclaré dans un bar de Crans-Montana, en Suisse. Parmi les victimes présumées, Arthur, un jeune adolescent dont la mère le recherche désespérément depuis le drame.
“Je veux être auprès de mon enfant.” Jeudi 1er janvier 2026, aux alentours de 1h30 du matin, la fête bat son plein au Constellation, un bar de la station de ski Crans-Montana, en Suisse, lorsqu’un incendie se déclare, faisant une quarantaine de morts et des centaines de blessés. Si plusieurs victimes ont été identifiées, notamment neuf Français qui ont été blessés, d’autres sont toujours portés disparus, comme Arthur, un jeune homme né en 2009 dont la mère, Laëtitia, est toujours sans nouvelle depuis le drame. “Ça fait trente heures que mon fils a disparu et depuis hier matin, je le cherche“, a-t-elle ainsi témoigné auprès de nos confrères de RTL.
“Il avait réservé une immense table. Ils (son fils et ses amis, NDLR) se réjouissaient tous de passer ce Nouvel An ensemble”, a ainsi confié la jeune mère à nos confrères, avant de retracer ce qu’elle sait du réveillon de son fils. “Il m’a écrit à 00h03 pour me souhaiter une bonne année maman. À 1h28, ils ont fait un ‘snap’ où ils ont montré qu’il y avait des bouteilles avec des bougies inflammables. Et à 1h30, le premier appel de l’incendie a été déclaré“, a-t-elle ainsi détaillé, persuadée que “c’est la table de [son] enfant qui a pris feu”. “Un des copains de mon fils est actuellement à l’hôpital, brûlé à 45 % de son corps et il est vivant. Tout le reste de la tablée, on n’en retrouve aucun“, a-t-elle précisé. Désemparée, Laëtitia a posté un appel à témoin sur Facebook pour savoir notamment si celui-ci est dans un hôpital, ou pire. “Je pense que mon enfant fait partie des 40 morts“, a-t-elle ajouté.
“On ne peut pas laisser plus de 40 parents comme ça, sans nouvelles”
Affirmant vivre “un cauchemar sans nom”, Laëtitia réclame des informations à propos de son fils, notamment auprès de la cellule de crise qui a été mise en place par les autorités. “On doit savoir où est notre enfant. Aujourd’hui, je ne sais pas dans quel hôpital est mon fils. Si mon fils est à la morgue, je ne sais pas dans quelle morgue il est. On ne peut pas laisser plus de 40 parents comme ça, sans nouvelles. On doit nous donner des informations. On doit nous informer. Et pas toutes les 3 heures ou toutes les 4 heures”, a-t-elle déploré, affirmant qu’elle n’arrêtera pas de le chercher. “Je ne lâcherai pas”, a-t-elle ainsi confié à BFMTV. L’hypothèse privilégiée par les enquêteurs est celle d’un départ de feu provoqué par “des bougies incandescentes placées sur des bouteilles de champagne”, a aussi annoncé la procureure générale du canton du Valais.
