De Ärsenik à une carrière solo
Figure majeure du rap français des années 90, Calbo s’est fait connaître comme membre du duo Ärsenik (monté avec son frère Lino), pilier du collectif Secteur Ä, qui a marqué toute une génération. Avec des textes incisifs et une voix grave reconnaissable entre toutes, il a contribué à faire de l’album Quelques gouttes suffisent… un classique du hip‑hop hexagonal certifié double disque d’or. Plus discret mais profondément respecté, Calbo laisse l’image d’un artiste sincère, exigeant et influent, dont l’empreinte demeure forte dans l’histoire du rap français. Ses textes ont influencé toute une génération d’artistes et laissent derrière lui un héritage durable dans la culture rap française. Ces dernières années, Calbo avait poursuivi son parcours artistique en solo, tout en multipliant les collaborations.
“Avec Ärsenik, Calbo avait ouvert la voie à toute une génération d’artistes”
De très nombreux artistes ont publié sur leurs réseaux sociaux des photos en forme d’hommages au rappeur Calbo. Le chanteur Damso auteur du tube Θ. Macarena a posté le dimanche 4 janvier 2026 une photo de Calbo, souriant, sur scène avec pour légende une colombe et l’inscription R.I.P. Parallèlement, Rachida Dati, ministre de la Culture, a tenu à témoigner son soutien à ses proches, mais aussi à mettre à l’honneur le talent du disparu.
Dans un communiqué de presse, elle a eu ces mots : “Sa voix et ses textes demeureront, pour toute une génération, une source d’inspiration, de rigueur et d’engagement (…) il laisse le souvenir d’un artiste, dont la voix grave et la plume aiguisée ont profondément marqué l’histoire de la musique française”. La ministre a ensuite précisé qu’il incarnait “une certaine idée du rap: celle d’un art engagé, lucide et sans concession.” Et de conclure : “Avec Ärsenik, Calbo avait ouvert la voie à toute une génération d’artistes, démontrant que l’exigence littéraire et l’authenticité pouvaient se renforcer mutuellement.”
