Que sait-on de l’efficacité des “coupeurs de feu” ?
Que sait-on de l’efficacité de cette pratique ? Sur TF1 Info, le Dr Damien Barraud, anesthésiste-réanimateur à l’hôpital de Metz-Thionville ne mâche pas ses mots, qualifiant les “coupeurs de feu” de “charlatans”. Lorsque l’on recherche des travaux scientifiques sur cette pratique, “on ne trouve rien ou presque”, à part “quelques publications dans le cadre des radiothérapies”, souligne-t-il. Il reconnaît cependant qu’un “effet placebo” en ce qui concerne la douleur peut être constaté, mais estime aussi que cette pratique peut entraîner un “retard thérapeutique” pour les patients.
Interrogée par le média 24 heures, Mette Berger, médecin et professeure honoraire à l’Université de Lausanne (Suisse) et ancienne coordinatrice du Centre des grands brûlés du CHUV, indique avoir déjà constaté les effets bénéfiques de cette pratique, à savoir une atténuation de la douleur, sur les brûlures de moindre gravité. Cependant, elle “est sans effet sur les lésions” en ce qui concerne les brûlures du 3e degré ou 4e degré avec destruction tissulaire, indique-t-elle.
Au-delà des multiples interrogations concernant l’efficacité de cette pratique, la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), rappelait en 2024 à l’AFP que “tout risque de dérive ne peut pas être écarté”. Parmi ces risques, “une déstabilisation mentale, des coûts de prestation démesurés, des ruptures familiales et des atteintes à l’intégrité physique des personnes”.
